Au XIXème siècle :

Au XIXème siècle, les auteurs savoyards sont nombreux à s’exprimer dans leur langue originelle.

Nous prendrons comme référence   les dates d’un des plus grands d’entre eux, le Rumillien, Joseph Béard, 1808 – 1872.

Joseph Béard n’a pas fait école, au sens strict du mot. Mais par son exemple, il a servi de modèle et d’inspirateur à quantité de nouveaux auteurs, faisant partie de ce que l’on appelle « les Rumilliens » et parmi lesquels nous trouvons :

Charles Buttin, 1856 – 1931

Aimé Marcoz d’Ecle, 1856 – 1906

Joseph Fontaine, 1855 – 1913

Charles Colombat, 1820 – 1865

Louis Terrier, 1858 – 1897

Alfred Desservettaz, 1877 – 1920

Just-Sonjeon, 1880 – 1940

D’autres auteurs, moins sensibles à l’influence de J. Béard,  se sont illustrés dans leur langue. Bien qu’ils aient des origines, des oeuvres, des influences différentes, A. Abry les désigne comme « le groupe des Chambériens » :

Amélie Gex, 1825 – 1883

Joseph Rousseau, 1802 – 1869

Charles Ferroud, 1854 – 1938

Bernard Secret, 1893 – 1950

Joseph Dulaud, 1888 – 1973

Aux XXème et XXIème siècles :

Des auteurs contemporains écrivent des ouvrages bilingues, en français et en savoyard, conformément au patois parlé dans leur pays.

La Prose :

  •  Ida MermillodProverbes, Dictons et Réflexions, Ed : Patoisants

                 du Val de Thônes, 1998.

  • Simone Hyvert-Besson : Na Disparichon, Chambéry, 1999
  • Pierre Grasset :

                Dans La série : Les Contes fantastiques de Savoie :                                                                                        Entre Monlvè é Monpèzâ, 2004

                                               La folanshri dlou Taguè

                                               Le Sarvan du Bâtrô, 2009

                             Arvillard, ses lieux dits, ses légendes.                                                          Imprimerie Gap-Editions, 2009.

             Auteurs divers : 

  • Dans les concours de francoprovençal, de nombreux auteurs occasionnels ou non, s’expriment également dans la langue de leur village.

Le Centre de la Culture savoyarde organise tous les quatre ans un tel concours. L’ensemble des textes écrits fait l’objet de publications sous les titres :  Quand les Savoyards écrivent leur patois et Découvrir les parlers de Savoie

  •  Des Travaux d’élèves : 

L’ Association des Enseignants de Savoyard (AES), organise de semblables concours pour les élèves de l’ Education Nationale qui participent à ses cours.

Les travaux des élèves sont exposés lors de présentations festives ou font l’objet d’expositions dans diverses manifestations comme le Festival des Métiers de la Montagne organisé par la ville de Chambéry, tous les deux ans.

 Le Théâtre :

Plusieurs auteurs, participant à des groupes de « théâtreux », comme « les Balourien », ont écrit de nombreuses pièces de théâtre. Parmi eux, nous pouvons citer :

Gérard Brunier : La Farma d’lo Groupoè

                                        La Disparichon de Célestin

Denis Morel :        José Faraillon

Pour en savoir plus :

Bien d’autres pièces en francoprovençal, ont été écrites et jouées au théâtre. Toutes peuvent être retrouvées sur le site de ces auteurs.

Notre patois et nos poètes patoisants, Augusta Abry, Imp. Ducret, 1942.

Huit siècle de littérature francoprovençale et occitane en Rhône-Alpes, Jean-Baptiste Martin et Jean-Claude Rixte, EMCE, Lyon 2010.