Institut de la Langue Savoyarde

– le francoprovençal de Savoie –

Catégorie : Débats

Le Francoprovençal : « une langue entre deux langues ».

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Le Francoprovençal : « une langue entre deux langues ».

par Pierre Grasset

Le rôle principal de l’Institut de la langue savoyarde fixé par ses statuts, consiste à veiller sur la « conservation, la promotion, la diffusion de la langue savoyarde : le francoprovençal de Savoie ».

Rôle banal, mais qui pose des questions.

En effet, tous les patoisants le disent : « Mon patois est pas le même que celui du village d’à côté !… Allez plus loin, c’est pire ! Montez au sommet de la Maurienne ou de la Tarentaise, écoutez-les babler, vous ne comprenez rien ! Non, non, il y a pas deux patois pareils ! ».

C’est partout le même refrain !

Ainsi, dans la représentation des patoisants, dans leurs pratiques, dans leurs expériences, il n’y a pas deux patois identiques. Il n’y a que des patois de villages et celui de leur village est bien différent de celui des autres.

Pour eux, il n’y a donc pas une langue commune. La « langue savoyarde » n’existe pas, le « francoprovençal de Savoie » non plus, puisqu’il n’y a pas sur toute la Savoie une manière unique ou uniforme de les parler.

Cette représentation qui est celle de l’immense majorité des patoisants, semble accréditer l’opinion de Gaston Tuaillon pour qui le « francoprovençal » n’existait pas ; n’existaient que des patois de villages.

Mais inversement, si nous prenons du recul et considérons l’ensemble de ces patois parlés dans chaque village de Savoie, nous constatons certes des différences, mais aussi des points communs et beaucoup plus de points communs que de divergences.

Il n’est donc pas illégitime de les regrouper sous une appellation commune et unique : « le francoprovençal » et de reconnaître ainsi une langue originale : « la langue francoprovençale ».

Mais il y a un paradoxe. Ce « francoprovençal » général, n’est pas une langue parlée en tant que telle. On ne parle que nos patois. Elle n’est qu’une convention abstraite, une exigence rationnelle conforme à notre volonté de nomination et de généralisation, mais n’existe pas dans la réalité.

Notre langue comporte donc une indétermination entre les patois de villages réels et la langue unique conventionnelle. Cette vacillation entre le réel et l’abstrait, le particulier et le général, l’individuel et l’universel, fait sa force et sa faiblesse, mais c’est son originalité et son identité.

Cette indétermination liée à l’essence de la langue, il n’est pas question de la minimiser, encore moins de la nier. Au contraire, il nous faut la maintenir et l’affirmer. Si elle n’existait plus, notre langue n’existerait plus non plus.

En conséquence, nous pouvons affirmer que cette indétermination exclut :

– Toute appellation particulière de notre langue. Notre langue n’est pas la « langue savoyarde », ni la bressane, ni l’albanaise et encore moins l’arpitane.

– Toute tentative de réduire notre langue à un seul patois pris comme modèle unique. La langue ne se réduit pas au patois de l’Albanais, de Thônes, ni d’Habère-Lullin.

– Toute appellation qui ne désignerait pas l’ensemble des patois, sans en privilégier un seul.

Notre langue ne peut être désignée que par un terme « géolinguistique » qui évoque uniquement l’aire à la fois géographique et linguistique sur laquelle l’ensemble de nos patois est parlé, l’aire d’une « langue entre deux langues », le français et le provençal, c’est à dire, « le francoprovençal ».

C’est le génie de Graziado Isaia Ascoli d’avoir compris, en 1873, que notre langue ne pouvait pas s’appeler du nom d’un seul de ses patois, ni par le nom d’une seule partie de son territoire, mais ne devait être désignée que par la totalité de l’espace qui la distingue de ses deux langues voisines.

En effet, « le  francoprovençal » est bien situé entre le français et le provençal, tant sur un plan géographique, puisqu’en France il correspond à peu près à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, que sur un plan linguistique, puisqu’il comporte des caractères de ces deux langues, sans s’identifier à aucune d’elles.

Cependant, rien n’est moins « francoprovençal » que le « francoprovençal » d’Ascoli. Ce « francoprovençal » abstrait ne peut se suffire à lui-même puisqu’en réalité il n’existe pas. Il doit nécessairement être associé aux patois réellement parlés. Mais sans lui, notre langue ne serait pas une langue. Elle ne serait qu’un éparpillement de patois sans unité. Ainsi, il nous faut tenir les deux extrêmes de cette réalité complexe qu’est notre langue, à la fois une et multiple.

On voit combien sont sans fondement les velléités de certains à vouloir substituer le terme d’« arpitan » au « francoprovençal ».

Sans fondement aussi est la tentative de donner à notre langue ces deux noms à la fois ou d’en donner trois, comme certains le préconisent ! Notre langue s’appellerait tantôt « francoprovençal », tantôt « arpitan », tantôt n’importe quoi !…

Notre nom est notre identité. Nous ne pouvons pas avoir deux ou trois noms différents sans perdre la tête. (Sauf dans les mariages où il y en a parfois deux, et encore, avec un trait d’union et, en principe, pour ne faire qu’un !… Et les divorces sont nombreux!…). Si on s’appelle Dupont on n’est pas Durant. Même dans Tintin, les deux Dupont ont chacun leur nom : Dupont et Dupond !

Alors, en défendant le «francoprovençal de Savoie qui n’existe pas », l’Institut de « la langue savoyarde qui n’existe pas non plus », est bien dans son rôle. Il défend le « francoprovençal » qui nous unit tous et à la fois les patois de villages dont il garantit la « conservation, la promotion et la diffusion ».

Extrait d’un exposé à la Salévienne

le samedi 25 février à Menthonnex-en-Bornes

Pierre Grasset

Le Francoprovençal n’est pas l’Arpitan

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Le Francoprovençal n’est pas l’Arpitan

par Pierre Grasset

Dans son préambule, La charte de coopération interrégionale et transfrontalière de développement de la langue francoprovençale[1] signale que le francoprovençal « peut aussi avoir d’autres dénominations : arpitan, bressan, patois, savoyard… ».

C’est, en effet, le constat de ce que l’on entend dans le langage quotidien qui va au plus pratique, mais qui a peu de valeur objective et encore moins scientifique. Ces termes ne sont pas des équivalents du francoprovençal. Le mot « patois » ne désigne pas le francoprovençal. Il désigne toutes les langues et aucune, puisqu’il y a partout des patois. Surtout, le francoprovençal n’est pas un patois, mais une langue ! Personne ne pense que le « savoyard » représente l’ensemble du francoprovençal ! C’est la même chose pour le « bressan » et pour l’« arpitan » qui ne désignait que le parler des montagnards du Val d’Aoste.

Cependant, sur internet, plusieurs articles présentent le francoprovençal comme un équivalent de l’« arpitan » !

Or, le francoprovençal n’est pas l’arpitan !

Choix du mot « arpitan »

Sur Wikipédia, l’article intitulé : « Le francoprovençal », annonce : « Le francoprovençal ou arpitan… ». L’article suivant signale que le mot « arpitan » aurait été choisi « pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan… »[2] « … arguant que le terme francoprovençal prête à confusion.»[3].

Ce choix n’est-il pas paradoxal ? Le mot arpitan serait sensé éviter des confusions, or, choisir ce mot parce qu’il ressemble à un autre, n’est-ce pas déjà favoriser une confusion ? Les détracteurs des langues régionales auraient beau jeu d’énoncer : « occitan, arpitan, c’est la même chose, ce ne sont que les variantes d’une seule et même langue ! »

Sur le site Arpitania.eu, un article d’Alain Girard, nous rappelle que : « Le parrain du mot arpitan est le philologue espagnol Féderico Kutuig Sagredo… » qui voit dans les Basques « les survivants des agriculteurs néolithiques » et comme il soupçonne qu’il y en dans les Alpes, il se rend au Val d’Aoste où il rencontre Joseph Henriet, « un jeune maoïste qui veut mobiliser les paysans et ouvriers des vallées contre la bourgeoisie… ». « Vers 1980, Henriet (qui se fait appeler Harrieta, en basque) rêve d’une « Confédération arpitane » unissant Valdotains, Savoyards et Valaisans. Il en exclue les Vaudois… »

Ainsi, ce mot « arpitan », même à son origine, n’est pas du tout destiné à représenter l’ensemble du francoprovençal.

Une signification trop générale

D’après les articles de Wikipédia, « Le mot arpitan est un mot composé de arp, dérivé de : alp et du suffixe itan, sur le modèle de l’occitan. (Toujours la confusion avec l’occitan). Il signifie la langue de l’alp, étant entendu que l’alp est l’alpage. Il est donc aussi la « langue des montagnards, des bergers »[4].

Le paradoxe continue. De nos jours, plus personne ne sait ce qu’est la langue de l’alp, ni même de l’Alpe ou des montagnards. Alors, pourquoi en faire le symbole du francoprovençal ?

Des montagnards, il y en a partout dans les Alpes ! Leur langue, est-ce le français, l’allemand, l’italien, le francoprovençal, l’occitan ?… On ne peut pas savoir !

L’« arpitan » est donc un terme à la fois désuet et trop général, qui englobe trop de langues, qui les désigne toutes et aucunes, sans caractériser spécifiquement le francoprovençal. Loin de réduire les confusions, il en crée !

A contrario, on peut dire que dans les « langues des montagnards », il n’y en a qu’une – et une seule – qui caractérise la langue, c’est le francoprovençal !

L’« arpitan » ne caractérise pas l’ensemble du francoprovençal.

Par ailleurs, et c’est peut-être le point le plus important, le mot « arpitan » ne désigne pas l’ensemble des parlers francoprovençaux, c’est une évidence. Dans les patoisants du Forez, il y a sans doute des montagnards, mais ce ne sont pas des montagnards de l’arp ! N’y sont pas non plus, les patoisants de la Bresse, de l’Ain, des Dombes. N’y sont pas davantage tous ceux de Revermont, du Pays de Gex, du Bugey. Ceux de l’agglomération de Lyon, ne pensent pas parler une « langue de bergers ». Tous les patoisants de la Drôme francoprovençale, ceux de Saône et Loire, de la Franche-Comté fancoprovençale et même de la Montagne Bourbonnaise dans l’Allier, ne se sentent pas concernés par l’« arpitan ». Pas davantage ceux de Faeto dans les Pouilles, ni ceux de Di San Vito !

En Savoie et en Haute-Savoie, bien peu de patoisants ont le sentiment de parler une langue de bergers ou de montagnards. De nos jours, l’urbanisation s’étend jusqu’au fond des vallées alpines et il en est de même pour les cantons suisses, les vallées d’Aoste et du Piémont. La notion de « montagnards » n’est plus ce qu’elle était dans les alpages du Val d’Aoste, en 1970.

Un constat s’impose : personne ne parle l’« arpitan », ni en Savoie, ni ailleurs. La « langue arpitane » n’existe pas.

« L’absence du terme arpitan » confirmée par l’enquête Fora.

Le mot « arpitan » envahit internet sur plusieurs articles, qui d’ailleurs se répètent pour l’essentiel, mais il est très peu répandu dans la pratique. C’est ce que confirme James Costa, qui, lors du recensement de l’enquête Fora portant « sur plus de 1000 questionnaires en provenance de toutes les régions de Rhône-Alpes », déclare sur Wikipédia : « Nous avons été surpris de l’absence du terme « arpitan », absence d’autant plus remarquable que le terme est en concurrence sérieuse avec le francoprovençal sur internet… « arpitan », semble en usage principalement au sein de réseaux plus jeunes et plus militants. »[5].

Si ce mot est « absent » du langage des patoisants, ce n’est pas un hasard, puisque personne ne se reconnaît dans cette appellation.

Une convention linguistique

La langue francoprovençale ne peut pas être désignée par le terme d’un métier, celui de « berger » en l’occurrence, ni par un caractère géographique. Ce n’est pas la langue des montagnes, ni des plaines, ni des marais, ni des lacs. Le francoprovençal ne peut être désigné que par une convention d’ordre linguistique.

Cette convention existe. Elle existe depuis 1873. C’est « le francoprovençal » proposé par le linguiste Graziadio Isaia Ascoli.

Comme toute convention, elle est à la fois partiellement arbitraire et partiellement légitime, mais elle a le mérite d’exister, d’être la seule qui – faute de mieux – puisse convenir, celle qui est reconnue par le plus grand nombre et par les plus hautes institutions.

Le « francoprovençal » est la seule appellation à caractériser l’ensemble de la langue et de ses locuteurs. Laissons l’« arpitan » à l’« Arpitanie », et, comme le préconisait un inspecteur de l’Académie de Grenoble, gardons le francoprovençal en « Francoprovençalie », selon le terme consacré par le linguiste suédois Bengt Hasselrot.

Le terme « francoprovençal » a des références inaliénables.

  1. Le mot « francoprovençal » créé par Graziadio Isaia Ascoli, existe depuis 1873, ce qui lui donne une légitimité.

  2. Le Parlement européen l’a adopté depuis le 11 septembre 2013 en déclarant officiellement qu’il s’agit « d’œuvrer à sauvegarder et à développer le francoprovençal, patrimoine culturel et linguistique commun à nos territoire »[6].

  3. Les grammairiens et philologues de tous les pays se réfèrent à ce mot.

  4. « La langue francoprovençale fait partie des 2500 langues répertoriées au sein de l’Atlas UNESCO des langues en danger »[7].

  5. Le mot est adopté en Italie par la loi N°482-99 du 15 décembre 1999 sur la protection des minorités linguistiques. Elle énonce dans son article 2 : « La République protège la langue et la culture des populations …le francoprovençal, l’occitan, le sarde. »[8].

  6. En Suisse, La Confédération Suisse a signé la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le 8 octobre 1953[9], laquelle ne mentionne que le terme « francoprovençal ».

  7. En France, le mot francoprovençal est reconnu par le Ministère de la Culture, par de nombreuses institutions officielles et par la grande majorité des municipalités.

  8. Il est reconnu par le Conseil régional Rhône-Alpes depuis le 9 juillet 2009, qui décide de : « Reconnaître, valoriser, promouvoir l’occitan et le francoprovençal, langues régionales de Rhône-Alpes. »

  9. Le francoprovençal fait l’unique objet de la Charte de coopération interrégionale et transfrontalière de développement de la langue francoprovençale, signée entre le Président de la Région Rhône-Alpes, M. Jean-Jack Queyranne et le Conseiller régional délégué de la Vallée d’Aoste, M. Joël Farcoz, assistés de M. Georges Communal, maire d’Arvillard en Savoie et de M. Marc Bron, maire d’Habère-Poche en Haute-Savoie.

  10. Le mot est adopté par de nombreuses associations culturelles françaises : « L’Institut de la langue savoyarde », « L’Association des Enseignants de Savoyard », « l’Association du Patrimoine Borain » et par beaucoup d’autres groupes patoisants. Il est l’objet de toutes les attentions du « Centre de la Culture Savoyarde » qui a élaboré « la Graphie de Conflans ». Il est reconnu par les fédérations de patois : « Lou Rbiolon », « la Fédération du francoprovençal »[10]. Il est reconnu et utilisé dans tout le Val d’Aoste, dans le Piémont francoprovençal, dans les Pouilles et en Suisse. Il est reconnu par toutes les Sociétés savantes de Savoie et en particulier par l’Académie de Savoie.

  11. Enfin et surtout, c’est au francoprovençal que se réfère l’immense majorité des patoisants.

Des stratégies ?

Ainsi, pour l’ensemble des grandes institutions, le terme « francoprovençal » est bien le seul représentatif de la langue. Les mots sont essentiels, surtout en matière de langue. Ils en disent long et derrière les mots, se cache souvent une stratégie bien réelle qui fait de cette querelle sur les appelations, autre chose qu’une simple question de mots, comme nous allons le voir.

Le terme « francoprovençal » susciterait des confusions, disent ses détracteurs, substituons-lui l’« arpitan ». Encore un paradoxe ! La confusion – si confusion il y a – ne provient pas tant du mot francoprovençal, que de la mauvaise foi ou de l’ignorance de ses opposants. Le changement du mot ne les changera pas.

Ceux qui essaient de promouvoir le mot « arpitan », ont une pensée affirmée : « substituer l’arpitan au francoprovençal »[11], et une stratégie organisée : « C’est donc dans l’idée de contribuer à assurer la pérennité de la langue arpitane, que l’ACA, mène des actions médiatiques en langue arpitane et promeut l’idée d’une graphie supradialectale. »[12]. Le but serait donc, avec le mot « arpitan », de promouvoir une graphie unique, la « graphie supradialectale ».

Ainsi, contrairement à ce qui est annoncé sur internet, cette graphie n’est pas une « graphie neutre ». Ceux qui la préconisent manifestent la volonté de la promouvoir comme la seule et unique.

Des excès injustifiables.

Cette volonté de substitution entraîne ceux qui la manifestent à des excès injustifiables. En tapant sur Google : La charte de la langue francoprovençale, eh bien, Médiapart ouvre, en premier, (comme toujours !), un fichier intitulé : Rhône-Alpes et la Vallée d’Aoste signent la charte de coopération interrégionale et transfrontalière de développement de la langue arpitane ! La charte n’est plus la même et la langue non plus ! Le titre officiel de la charte est changé !…

Dans la suite du fichier, on ne se prive pas de dénaturer la portée de cette charte : « Rhône-Alpes et le Val d’Aoste main dans la main pour la langue arpitane. », « L’arpitan (ou francoprovençal, à ne pas confondre avec le provençal) est une langue parlée en Italie, en Suisse… », « Cette charte a pour objectif… de faire vivre l’arpitan… », etc.

L’avènement de l’arpitan, semble une affaire faite : « Le mot arpitan est désormais entré dans le langage courant… Ce mot passe bien mieux sur internet que francoprovençal. La toile a joué un rôle-clé dans l’adoption du terme. Grâce au linguiste suisse Dominique Stich, le francoprovençal possède désormais une orthographe unifiée, un dictionnaire et même un album de Tintin en arpitan » !…

Le francoprovençal n’a pas « une orthographe unifiée ».

Contrairement à ce qui est annoncé sur internet, l’orthographe du francoprovençal n’est pas « unifiée » ! Il existe plusieurs orthographes soit savamment élaborées, soit spontanément utilisées par les auteurs. Actuellement et pour simplifier, deux orthographes principales peuvent être choisies. Celle qui est appelée : « la graphie de Conflans », établie par les linguistes du Centre de la Culture Savoyarde et la « graphie supradialectale » imaginée par le linguiste D. Stich.

Conclusion

Le terme « francoprovençal » est apparu comme le seul capable de représenter la langue originale et originelle de la Région Rhône-Alpes Auvergne, des cantons suisses concernés, du Val d’Aoste, d’une partie du Piémont, de Faeto et de Di San Vito. Substituer le mot « arpitan » au mot « francoprovençal » serait une absurdité qui ne pourrait que nuire à la langue et à son identité.

Cette langue n’a pas encore d’orthographe unifiée. Deux graphies principales se pratiquent à l’heure actuelle. Chacune a ses mérites. Chacune suppose un apprentissage. La « graphie de Conflans », de nature phonétique, est très facile d’accès, la « graphie supradialectale », de nature étymologique, est beaucoup plus complexe.

Une troisième graphie pourrait voir le jour, celle que préconise M. Jean-Baptiste Martin, dans sa méthode Assimil, qui est une « graphie supradialectale simplifiée ».

L’avenir dira si l’unification de l’orthographe pourra se réaliser.

Pierre Grasset                                                                                      Président de l’Institut de la Langue Savoyarde                                   mars 2016


Références :

[1] Google : « La charte de la langue francoprovençale ».

[2] Internet, article : Francoprovençal.com le site de l’arpitan en France

[3] Internet, article : Francoprovençal.com le site de l’arpitan en France

[4] Wikipédia : « le francoprovençal »

[5] Internet : le Francoprovençal. Minsitère de la Culture

[6] Google : la Charte de la langue francoprovençale

[7] Google : la Charte de la langue francoprovençale

[8] Google : la Charte de la langue francoprovençale

[9] Google : la Charte de la langue francoprovençale

[10] Internet : le francoprovençal. Ministère de la Culture

[11] Internet : Les Amis du francoprovençal en pays lyonnais

[12] Wikipédia : le francoprovençal

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