Contrairement à certaines idées reçues, le francoprovençal n’est pas qu’une langue orale. Il a été écrit depuis le XIIIème siècle.

Par le passé :
Par le passé, les auteurs ont écrit leur patois à leur façon. Chacun avait sa manière propre.

Il y eut cependant de réelles tentatives pour codifier l’écriture, notamment celle qui est présentée dans le dictionnaires de Constantin et Désormaux : Dictionnaire savoyard (sur Internet).

 Au XXème siècle : plusieurs graphies sont proposées :

Deux systèmes de graphie semblent privilégiés.

  • Une graphie phonétique
    Le Centre de la Culture Savoyarde, auquel sont adjoints les linguistes, G. Tuaillon et C. Abry, propose une graphie phonétique, appelée « La Graphie de Conflans« , du nom du village près d’Alberville, siège de ce Centre Culturel. Cette graphie, d’une utilisation facile et simple, permet d’écrire et de reproduire tous les sons du francoprovençal, d’une manière identique pour chaque utilisateur.

Pour en savoir plus : Page « Centre de la Culture Savoyarde » sous l’onglet « Les groupes savoyards ».

Une graphie ORB (Orthographe de Référence B)

  • Une autre modalité d’écriture, l’Orthographe ORD supra dialectale est proposée sous l’égide d’un linguiste, M. Dominique Stich. C’est une orthographe savante qui, selon Mme H. Walter, ne se substitue pas à une graphie phonétique, mais : au contraire essaie de concilier l’unité de la langue avec la pluralité dialectale.

 

Pour en savoir plus :

  • le Dictionnaire Francoprovençal / Français, publié par Dominique Stich, en ORB, avec la collaboration de Xavier Gouvert et d’Alain Favre.
  • Parlons Francoprovençal, Dominique Stich, l’Harmattan, 1998.

Ces deux types de graphies représentent des systèmes complets, précis et détaillés. Ils permettent d’écrire la langue d’une façon rationnelle et codifiée,  dans la logique propre à chacun.

Il aura fallu attendre le XXème siècle, pour que la graphie du francoprovençal soit codifiée.

Mais, elle est encore loin d’être  unifiée, puisqu’il coexiste deux systèmes graphiques différents dans notre région, mais surtout parce que les graphies adoptées en France ne sont pas identiques à celles qui sont employées dans les  pays francoprovençaux voisins.

Une tentative de graphie unique pour tous les pays de langue francoprovençale est en cours d’étude.

Cette unification internationale des graphies est-elle un impératif essentiel pour la langue ? C’est une question qui est encore à débattre.