Lou Patué.

Une des caractéristiques de notre langue réside dans la diversité des parlers, selon les régions, voire selon les villages. Elle est « géographiquement variable », comme beaucoup de langues régionales.

On peut appeler « patois  » ou « patué », le parler local francoprovençal de tel ou tel village, selon la définition donnée par Mme Perrier, dans sa brochure intitulée : « Pour l’honneur de notre patois  » ou par M. Dominique  Stich dans son livre  :     « Parlons francoprovençal » , p 23, 24.

Le francoprovençal est probablement la langue romane qui varie le plus sur son territoire, dans son vocabulaire, sa prononciation, les détails de sa grammaire et de sa conjugaison. En montagne, il est parfois difficile de se comprendre d’une vallée à l’autre. Mais le fond commun et les ressemblances l’emportent généralement sur les différences. Il y a le plus souvent intercompréhension entre locuteurs de communes éloignées.

Par exemple, d’un patois à l’autre il peut y avoir différents types de subjonctif présent. Le subjonctif imparfait peut faire défaut chez certains. De même, les articles « du, de la, à le », peuvent être contractés ou non au pluriel.

De nombreux patois ont été étudiés et ont fait l’objet d’un dictionnaire particulier ou d’une grammaire spécifique.

L’un de ces patois a donné lieu à une étude par Charles Vianey, c’est le patois de Faeto en Italie.

Pour en savoir plus :

Vous pouvez vous référer à la rubrique ci-après :  Etudes linguistiques

variations du patois en Petit-Bugey

– G. Tuaillon : La littérature en francoprovençal avant 1700, p : 12 à 20