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Une « écriture supradialectale » ou la « graphie de Conflans » ?

par Pierre Grasset

Parmi les sollicitations que reçoit l’Institut de la langue savoyarde (ILS), il en est une qui revient souvent : N’adopteriez-vous pas une écriture supradialectale comme l’ORB, pour écrire vos patois, plutôt que d’utiliser la graphie de Conflans ?

Malheureusement, aucun argument en faveur de cette graphie « supradialectale » n’est jamais avancé, sauf que cette graphie donnerait à nos écrits une portée plus grande, comme en attesteraient (?) les langues régionales qui l’ont adoptée. 

                                   

Approche de l’écriture « supradialectale ».

 

L’ORB serait une écriture unique pour tous nos patois, justifiée par le fait que ceux-ci, quoique divers, sont de mêmes structures. « L’écriture supradialectale » se fondant sur ces structures, créerait un substrat commun à partir duquel chacun pourrait prononcer à sa manière son patois. Cette graphie essaie de réunir toutes les variétés linguistiques pour que les locuteurs de tous les dialectes puissent l’utiliser. Elle est étymologique, « savante » et se propose d’écrire, non plus des patois mais : « la langue francoprovençale dans sa globalité ». (1)

 

Pour tenter de préciser la nature de cette écriture, nous relevons dans la thèse de M. Dominique Stich(2)  les extraits suivants :

           

L’ORB ne prétend pas remplacer les graphies existantes… Un parler nouvellement étudié doit obligatoirement passer par une graphie phonétique, comme la graphie de Conflans. L’ORB est un complément et non une alternative.(2)

 

Commentaire : 

– Les deux graphies ne s’excluent pas, mais seraient en « complément». L’ORB ne peut s’apprendre et même s’écrire, sans l’autre !… Pour s’initier à l’ORB, il faut donc connaître préalablement la graphie de Conflans !

– Apprendre un patois suppose nécessairement de « passer par une graphie phonétique ». L’ORB n’est pas conçue pour l’apprentissage. Elle ne s’adresse qu’à des initiés. Pour la lire et la prononcer, il est nécessaire de connaître au moins un patois et la graphie de Conflans.

– Si l’ORB est un « complément » qu’apporte-t-elle réellement de plus que les autres graphies ?…

 

Une orthographe supradialectale doit permettre autant que possible et avec un minimum d’effort, la lecture de chaque parler et à chaque parler de se reconnaître en elle…

Si le francoprovençal est difficile d’accès par le seul point de vue dialectal, il est infiniment plus facile de l’appréhender par une forme supradialectale « désincarnée », « abstraite », sans inconvénient ensuite pour l’aborder sur un parler local.(3)

 

Commentaire : Ce paragraphe mériterait un grand développement. Nous nous limiterons aux remarques suivantes :

– En fait, l’ORB ne semble pas permettre « la lecture de chaque parler » puisqu’elle n’en écrit aucun.    

Pour la même raison, elle ne semble pas permettre « à chaque parler de se reconnaître en elle ». Elle permet au mieux à chaque lecteur en ORB, de transposer sa lecture dans son propre patois,

– Que faut-il entendre par : « appréhender le francoprovençal » ?

S’il s’agit d’apprendre « un parler nouvellement étudié », on « doit passer obligatoirement par une graphie phonétique » !…(Comme il est dit plus haut.)

Si c’est avoir une vue de l’ensemble du francoprovençal, comment une orthographe « désincarnée », « abstraite » pourrait-elle la donner ? Impossible !

– La « langue francoprovençale » n’existe pas en soi. Sa réalité n’est que l’ensemble des patois. Ceux-ci ont entre eux des structures communes. L’ORB peut-elle faire une écriture unique du francoprovençal simplement à partir de ces structures, indépendamment de l’articulation propre à chacun des patois ?… Ne risque-t-on pas de faire une écriture sans langue ou bien l’écriture d’une langue sans patois ?

 

– Le reproche que l’on ferait le plus facilement (à l’ORB) n’est pas une graphie trop complexe, mais au contraire qu’elle est trop proche du français.(4)

 

Commentaire :

– On peut faire facilement les deux reproches à la fois ! La complexité, comme la proximité du   français, sautent toutes deux aux yeux.

 

– Le but est d’être compris partout.(5) ou encore, l’ORB se veut : une graphie permettant d’être reconnue et comprise par le plus grand nombre de parlers.(6)

 

Commentaire.

Vouloir « être comprise partout » explique sans doute la proximité de l’ORB avec le français. Mais, c’est un paradoxe.

 Par exemple : comment l’italien pourrait-il « être compris partout » en France ? En rendant son écriture proche du français !… Mais, serait-il encore de l’italien ? Non, bien sûr. N’est-ce pas la même chose pour nos patois ?

La proximité de cette graphie avec celle du français est un procédé qui permet de la lire facilement, puisque tout le monde lit le français. Mais ce faisant, cette écriture se fragilise. Sa prononciation nécessitant une transposition dans le patois du lecteur, ne peut-on pas faire cette transposition directement à partir du français lui-même ? Etant si proche du français, ne devient-elle pas inutile ?

           

– Il n’existe pas de prononciation supradialectale… L’ORB ne sert pas à standardiser la langue dans ses formes orales. L’ORB ne sert qu’à pouvoir diffuser des textes à l’écrit, à un public plus large que la communauté de locuteurs dans laquelle il a été écrit. »(7)  

 

Commentaire :

– S’il n’existe pas de « prononciation supradialectale », c’est parce qu’il n’y a pas de langue supradialectale. C’est la confirmation que le fancoprovençal supradialectal n’existe pas.

– Voilà pourquoi l’ORB ne peut pas donner un « standard » oral de la langue. Elle ne peut produire que « des textes à l’écrit ».

– N’est-ce pas encore un nouveau paradoxe : produire des textes qui ne peuvent qu’être écrits, sans pouvoir être lus ?

– On ne voit pas comment cette écriture pourrait « diffuser des textes à l’écrit à un public plus large que la communauté de locuteurs dans laquelle ils ont été écrits », puisque :

            – pour les lire, un non-initié doit forcément passer par une graphie phonétique.

            – ils ne peuvent être prononcés oralement que par celui qui peut transposer dans son patois, c’est à dire uniquement par le locuteur initié dans sa communauté ! 

– Ce qui est prononcé est toujours le patois propre au locuteur. Celui qui transpose ne prononce que son patois puisqu’il n’y a pas de «prononciation supradialectale ». Or, restituer un patois, c’est exactement ce que fait la graphie de Conflans à bien moindre frais.

 

 Un exemple simple  :

Dans le Dictionnaire francoprovençal de M. Stich,  on peut lire cette traduction d’un de mes textes :

            « Quand Louis Grasset at annonciê d’un èr farôd a son garçon Jian-Fanfouès que la Rousa Rênôd étêt sa « promêsa », cel-que at criâ :…. »(8)

Or, pour reconnaître mon patois, il faudrait lire : « Kin Loui Grassè a anonchè d’on è farè a son garson Dyan-Fafoué ke la Rouza Rano éta sa promijè, chôtye a kri… » 

Ce texte en ORB est bien étrange !

– Il a une orthographe très complexe !…

– Il comprend :

            – du français pur et simple et du français « arrangé » :

                        « Quand louis Grasset… a son garçon… que la… annonciê d’un èr farôd… sa promêsa… Rênôd… »

            – du texte difficile à qualifier : « étêt… at… cel-que at criâ… »

– La transposition de « cel-que at criâ », n’est pas si aisée : « celle-ci ? celle que » ou « celle qui »… alors qu’il s’agit en réalité de : « celui-ci » !…

– Si la lecture de cette écriture est relativement aisée, puisqu’elle est proche du français, la compréhension du sens ne l’est donc pas. L’ORB a bien besoin d’une traduction complémentaire.       

– Ce n’est pas mon patois ! Est-ce même du patois ? Non, l’ORB n’a pas pour but d’écrire un patois.

– Serait-ce du « francoprovençal supradialectal » ? Il n’existe pas !

– Alors, comment qualifier ce texte si « désincarné » ?… En parodiant Cyrano, on pourrait dire, que :

                                   L’animal seul, monsieur,  qu’Aristophane

                                   Appellé  hippocampéléphantocamélos »

                                   Dut avoir sous le front (si peu ) de chair sur tant d’os !… 

 

Questionnement.

« L’écriture supradialectale », qui se dit elle-même « abstraite », « désincarnée », n ‘est-elle pas en réalité une écriture vide ? Mais ne serait-ce pas précisément parce qu’elle est vide, « abstraite », « désincarnée », qu’elle peut prétendre « standardiser la langue » ?      

Gageure fatale, parce que le francoprovençal n’est pas une langue comme les autres. C’est « une langue dialectale » selon G.Tuaillon. Notre regretté président de l’Académie de Savoie, Louis Terreaux, ne disait pas autre chose. Cette langue ne peut exister ni au-delà, ni au-dessus des dialectes qui la composent. Ascoli n’a pas désigné une « langue supradialectale ». Il a repéré un espace géolinguistique dans lequel se parlaient des dialectes semblables. Ce n’est pas la même chose !

Gageure fatale parce que l’ORB en s’annonçant comme seul « standard » de la langue écrite, elle annonce la mort du francoprovençal. Cette langue qui se « vide » pour devenir un standard  « désincarné », manque de tout ce dont elle se vide, dirait La Palice. Ce qui lui manque c’est « la chair » des patois.

Dans 50 ans, quand il n’y aura plus de patoisants pour faire la transposition nécessaire en un vrai patois et ainsi « donner chair » à un texte en ORB qui n’en a pas, les gens tomberont sur  « l’os » : ils ne pourront plus lire cette écriture qui n’est pas faite pour être lue. 

Pire encore, ne connaissant plus les patois, ils seront obligés de lire textuellement l’ORB, allant ainsi à l’opposé de ses principes et en prononçant une écriture qui n’a pas été faite pour être prononcée, ils claironneront alors : « Cet hippocampéléphantocamélos, est le vrai francoprovençal ! ». Une supercherie !…

Si l’ORB réussissait, elle deviendrait l’expression d’une langue unique, générale, qui rendrait nos patois inutiles et tendrait à les supprimer, tout comme a fait le français, ce patois de l’Île de France qui est devenu la langue nationale et qui a rendu inutiles les langues régionales… (Comme lui-même risque d’être supplanté par l’anglais, s’il le laisse se développer… )

C’est ainsi que les langues se dévorent les unes les autres. Si notre francoprovençal résiste depuis des siècles, n’est-ce pas précisément parce qu’ il a su conserver ses patois ? C’est sa « fragmentation » linguistique qui l’a sauvé de la dévoration, alors qu’une écriture vide   ne saurait l’en protéger. La « fragmentation » des patois est donc loin d’être un handicap. Elle a été depuis toujours une garantie de survie.   

Mais c’est ce vide que réclamerait l’Education Nationale ! Sous prétexte de la satisfaire, on crée une graphie vide. La nature ayant horreur du vide… Elle reconnaîtra peut-être enfin la graphie de Conflans qui, elle, est pleine. C’est une bonne mère !…

 

La graphie de Conflans

Dans 50 ans, seule la graphie de Conflans sera là pour donner le bon ton, le ton exact de chaque patois, pour les paléontologues à venir !…

Contrairement à ce que j’entends, la « graphie de Conflans » n’est pas faite pour n’écrire que le patois local. Tous les patois sont locaux !… L’ensemble de ces patois constitue le francoprovençal. Cette graphie écrivant tous les patois, elle écrit le francoprovençal.

 

– La graphie phonétique dite graphie de Conflans, se basant principalement sur les règles du français… présente de nombreux avantages : elle est simple, dépourvue d’ambiguïté et peut aussi s’adapter à tous les patois. Mais elle n’est pas utilisée en Suisse et en Italie, ni bien sûr pour retranscrire les textes anciens. Et surtout elle ne permet pas de faire le lien inter-linguistique entre les parlers, elle entérine en quelque sorte la fragmentation dialectale et nécessite obligatoirement une traduction française. Voici pourquoi la riche littérature francoprovençale est pour ainsi dire totalement inconnue, même des habitants de ses contrées.(9)  

 

Commentaire :

– La graphie de Conflans ne se base pas principalement « sur les règles du français ». Elle utilise quelques « conventions graphiques », selon G. Tuaillon, (é – è, a – â…), mais dans sa généralité elle ne reprend pas les « règles » du français et encore moins ses « structures ». 

– Si elle n’est pas utilisée en Suisse ou en Italie, c’est le choix (provisoire ?) de ces pays. Ce choix ne concerne pas la graphie en elle-même.

– La graphie de Conflans fait un lien « inter-linguistique », puisqu’elle écrit tous les patois de la même façon.

– Il n’est pas faux  de dire qu’« elle entérine la fragmentation dialectale », car elle exprime chaque dialecte dans son authenticité et sa diversité. C’est le paradoxe de notre langue – et non de notre graphie – d’être à la fois une et multiple. La « fragmentation dialectale » est une réalité : le francoprovençal, une abstraction. Ne pas « entériner » cette « fragmentation », n’est-ce pas nier la réalité et oublier ce qui fait la force de notre langue ?

– Si « la fragmentation dialectale » peut-être une cause de la méconnaissance de « la riche littérature francoprovençale » – ce qui n’est pas certain – il y en a bien d’autres, hélas : la précocité de la     Maison de Savoie à imposer le français dans ses administrations, l’absence de « phare littéraire », comme Mistral par exemple, les oppositions de toutes natures, depuis celles de la Révolution et de l’abbé Grégoire,  de la IIIème République, de L’EN actuelle, l’éclatement de la langue sur trois pays différents, etc. Toutes ces circonstances ont sans doute autant d’importance que la seule diversité des patois. On voit que les causes sont multiples. On ne saurait, sans se méprendre, n’en retenir qu’une seule.

– La graphie de Conflans nécessite une traduction française uniquement pour ceux qui ne connaissent pas les patois, sinon elle est accessible par tous. C’est une vérité pour toutes les langues. L’ORB, quant à elle, a nécessairement recours a des « compléments » : traduction française et surtout, traduction en graphie de Conflans. L’ORB ne peut donc pas être à elle seule un « standard ».

Si, une langue est un dialecte avec une norme,(10) selon M. Stich, la graphie de Conflans n’est-elle pas cette norme pour tous les patois ? C’est une écriture d’ordre général, avec des principes généraux, valables pour toute l’aire du francoprovençal. Elle écrit tous les patois, or, l’ensemble des patois représente le francoprovençal. L’écriture du   francoprovençal, c’est la graphie de Conflans, pleine de tous ses patois. Pourquoi ne pas la reconnaître ?

Oui, mais justement. Si la graphie de Conflans est pleine, ne l’est-elle pas trop ? N’est-elle pas trop grosse ? Si l’ORB est « abstraite »,  désincarnée », la graphie de Conflans n’est-elle pas trop « concrète », trop « bien en chair », empotée dans la graisse des patois ?  

Elle nous fait entendre la voix du José, de la Mélanie ou du Dyan de la Jeanne et c’est tout. C’est indispensable, mais c’est tout. Elle n’est que phonétique. Sans étymologie, comment les linguistes et les universitaires s’y retrouveraient-ils ? Où sont leurs « principes linguistiques ? ». Comment peuvent-ils « établir une filiation avec les autres langues romanes ?… « Non, non, la graphie de Conflans n’est qu’ une hérésie, un cas à part, local, limité, hors du champ linguistique commun !… »

Ils ont raison. La « graphie de Conflans » est à part dans la tradition universitaire. La « graphie supradialectale » d’ordre étymologique convient bien mieux à cette tradition, mais elle ne restituera jamais dans les universités futures, le ton             propre de nos patois qui sont la seule réalité du francoprovençal.  Alors, faut-il choisir ? L’université ou les patois ? L’ORB ou Conflans ?     

Aimé Constantin écrit, dans sa lettre du 20 août 1878, à Amélie Gex : « Je vous avoue que le procédé étymologique offre tant de difficultés pour l’étude des patois français qu’il est probable que… on adoptera un alphabet uniforme pour tous les patois français et qu’on se servira du procédé phonétique… »

Il ajoute, plus loin : «  Je crois être parvenu à concilier les deux éléments qui semblaient s’exclure, l’étymologie et la phonétique. »(11)

Cette « conciliation » ne pourrait-elle pas se faire dans la juxtaposition de deux graphies complémentaires : une « écriture supradialectale » pour la tradition universitaire et la « graphie de Conflans » pour l’authenticité des patois ? Le             francoprovençal, grâce à elles deux, aurait enfin sa portée nationale, universitaire et internationale !

Elle suppose que l’ORB n’ait plus la prétention qu’elle caresse secrètement de devenir à elle seule l’unique « standard de la langue » et que la graphie de Conflans, contrairement au bouc de la fable, cesse de ne voir que le bout de son nez !…

Et pourtant, ce bout de nez patois se montre riche de possibilités, car notre objectif n’est pas de « concilier », ni d’opposer, ces deux graphies, mais d’écrire le plus facilement et le plus judicieusement notre langue.  Or, le bout du nez du patois ne manque pas de ressources !

Gaston Tuaillon nous donne l’exemple de l’Annécien, Alfred Desservettaz, qui a écrit des poésies dans le patois d’Annecy. Des jeunes les ont gravées sur un disque dans le patois de Reignier. « Question : quel est le patois du disque gravé à Reignier ? Est-ce le patois de l’auteur ? Est-ce le patois des jeunes ? Pour la phonétique c’est évidemment le patois de ceux qui ont parlé devant le micro. La langue initiale du texte écrit a bien été le patois d’Annecy… mais cette langue écrite peut être lue dans tous les autres patois… aussi la langue initiale du texte peut être transférée – inconsciemment, automatiquement – en une quantité d’autres patois locaux. Le transfert d’un patois dans un autre quelque peu différent est grandement facilité par l’écriture qui atténue les différences et par la lecture qui permet le temps de la réflexion et de la reconnaissance. Ainsi fonctionne toute la littérature francoprovençale qui est entièrement rédigée dans l’un des multiples patois francoprovençaux. » (12)

Ce texte nous confirme que l’écriture d’un seul patois en graphie de Conflans peut être lue par tous les locuteurs parlant des patois différents, puisque qu’un « transfert » se fait d’un patois à un autre. En fonction de cette constatation, ce transfert ou cette transposition peut se faire à partir de n’importe quel texte en patois écrit dans la graphie de Conflans qui devient ainsi une « graphie supradialectale ».

Il n’est donc pas nécessaire d’inventer une écriture spécifique, comme l’ORB. L’écriture de chaque patois en graphie de Conflans pouvant remplir les deux fonctions.

 

Conclusion :

La graphie de Conflans peut donc à la fois écrire exactement chaque patois et servir d’ « écriture supradialectale ». Elle peut être lue par le plus grand nombre et n’est pas inférieure en cela à l’ORB.    

L’Institut de la langue savoyarde ayant pour politique de laisser à chacun sa liberté de choix, il n’y a donc aucune raison pour que lui-même adopte la « graphie supradialectale » ORB, au détriment de la « graphie de Conflans »… et vice versa. « Tout est dans tout et réciproquement » ! » ironisait V. Hugo !… 

 

Références :

(1) D. Stich : Parlons fancoprovençal, l’Harmatan, 1998, p : 9(2) : le francoprovençal / Arpitania.

(3) : p, 106

(4) : p, 108

(5) : p, 128

(6) : p , 112

(7) : p, 104

(8) : p, 549

(9) : site de l’ACA, P : 65. Fédération de l’arpitan

(10) : p, 115

(11) : p, 106

(11) : Vermale p : 152 et 155 

(12) : G. Tuaillon, La littérature en francoprovneçla avant 1700, Ellug, p : 20

 

                                                                       Août 2017   Pierre Grasset