- le francoprovençal de Savoie -

Catégorie : Actualité Page 1 of 2

Colloque de La FLAREP

Former de nouveaux enseignants de langues régionales

Le groupe traditionnel Barzaz lors d’un fest-noz donné pour l’occasion

C’est à Rennes que vient de se terminer le 36ème colloque de la FLAREP, la Fédération pour les LAngues Régionales dans l’Enseignement Public. L’association des enseignants de Savoyard / Francoprovençal y participait et Savoué Ecula 2, la fédération des associations de parents d’élèves pour l’enseignement bilingue français / savoyard y était représentée.

Les représentants des langues de France à l’oeuvre dans l’hémicycle du Conseil Régional de Bretagne

Durant trois jours, les représentants des langues de France ont travaillé sur les modalités à mettre en place pour être en conformité avec la loi du 21 mai 2021 « relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion », dite loi Molac. Car même en Bretagne ou dans l’espace occitan, où des centaines d’enseignants sont déjà en poste, leur nombre ne suffit plus pour « proposer l’enseignement à tous les élèves ».

Marc Bron, président de l’AES, expliqua que le besoin était encore plus crucial en Savoie, depuis la reconnaissance du « Francoprovençal » par le ministère de l’Education nationale. 

Loïg Chesnais-Girard (président de la Région Bretagne)
et Marc Bron (président de l’AES)

C’est dans l’hémicycle du Conseil Régional de Bretagne que les travaux ont été ouverts par le député Paul Molac, la première séance étant conclue par le président du conseil régional Loïg Chesnais-Girard.  Il fut rappelé que les élèves issus des enseignements bilingues obtenaient de meilleurs résultats que ceux suivant l’enseignement classique monolingue. C’est pourquoi plusieurs régions possèdent un office public pour leur langue. L’État, la région, des départements, des communes s’y concertent pour agir. Les collectivités sont attentives à ce que l’Etat ne se décharge pas de ses responsabilités sur elles. Il est ainsi apparu qu’il était nécessaire que la région Auvergne-Rhône-Alpes mette en place un office linguistique prenant comme dans les autres régions la forme d’un groupement d’intérêt public pour le francoprovençal.

🖊 Marc BRON

Vesita de la linguista Anja Mitschke

Benda de Savoyârds avouéc Anja Mitsche (fèna blonda u méten, justo dèrriér lo grant drapél) a Chêna-les-Frasses (Arbanês) lo 9 d’octobro 2022 (l’ôtor de la fotô vôt rèstar anonimo !).

Anja Mitschke ‘l est na jouena linguista de l’univèrsitât de Bèrlin. Le s’est spècialisâye dens les lengoues romanes et s’entèrèsse ora u francoprovençâl / arpetan. Son activitât o est un travâly sur lo tèrren, u cors duquint l’at encontrâ un grant nombro de gens de tôs los ajos que prèjont la lengoua a des nivéls franc difèrents ou sant simplament entèrèssiês. Anja engance1 des ôdiances en téta a téta, pendent lesquintes le fât na renche de demandes a son entèrlocutor, rapôrt en particuliér a sa pratica linguistica (mémament d’ôtres parlures) et sa vision de la lengoua. Tot ‘l est encartâ2, lo tèmouen ‘l at ren a ècrire. Anja at de sûr encontrâ en tot na centêna de pèrsones, surtot en Piemont, Vâl d’Aousta, Brêsse et Suisse romanda. Pués asse-ben en Savouè, yô que l’est vegnua doux côps, en julyèt pués en octobro de ceti an. Durent les doves vesites, o est Thierry Dupassieux, de Chêna-les-Frasses, qu’at engenciê lo més d’encontres, surtot diens son hotâl. D’ense des diézênes de Savoyârds ant pu étre consultâs. Y at mémament avu des articllos en julyèt diens des jornâls du cârro. Avouéc totes celes entrevues, Anja vat ècrire sa tèsa, en alemand mas on pôt atendre quârques pâges de rèsumâ en francês, que noutron enstitut devrêt povêr publeyér.

Notes :

1 enganciér : organisar

2 encartar : (en)registrar

🖊 Alen FAVRO

L’actualité des groupes

Comme vous le savez, nous permettons aux groupes locaux de nous donner de leurs nouvelles et ainsi de les valoriser dans l’infolettre.

Nous remercions alors :

  • Michel Meynet du groupe Lou R’venien de Pinta d’Iouâ de Bellevaux
  • Jean-Yves Vonin, président du groupe Le Patois du Salève

Lou R’venien de Pinta d’Iouâ de Bellevaux

Samedi 5 et dimanche 6 novembre
Soirée et après-midi repas-spectacle à la salle des fêtes de Bellevaux.
Réservation par téléphone auprès de François Meynet-Meunier
06 08 87 56 54

Mardi 3 novembre soir à 17h
Une initiation à la langue savoyarde sera proposée aux élèves de 6ème du collège Notre Dame de Bellevaux. Il y a une dizaine d’inscrits.

Le patois du Salève

Les membres du groupe du Patois du Salève ont repris les répétitions de chants. Ils seront également en représentation à ces dates :

Dimanche 13 novembre
Représentation au théâtre de Cruseilles

Dimanche 20 novembre
Représentation à Groisy

Dimanche 27 novembre
Représentation à Évires

🖊 Franck MONOD

Des cours de savoyard à l’ILS

Depuis de nombreuses années, des cours de savoyards sont dispensés à l’Institut de la Langue Savoyarde. Ils ont lieu en général une fois par mois et sont assurés par Marc BRON, vice-président de l’ILS. Tout le monde est accepté, quelques soient les connaissances linguistiques. Ils sont gratuits.
La cotisation à l’ILS est fixée à 15 euros pour l’année 2023. Les cours ont lieu le vendredi soir.


Le 1 er cours de cette nouvelle année scolaire s’est déroulé le 7 octobre. Si vous n’avez pu y être, sachez que vous pourrez participer au prochain cours qui aura lieu le vendredi 4 novembre 2022 à 20 heures 30, au siège de l’Institut situé 280 route vieille, au 1 er étage de la mairie d’Habère-Lullin.


Veni pi, on sara boun aise de causâ na mitta nutra lengua avoué vos !

🖊 Marc BRON

Le « monchû » fait son entrée dans le dictionnaire

Le dictionnaire Larousse a dévoilé la liste des 150 nouveaux mots qui intégreront son édition 2023.

Un mot a attiré l’attention: il s’agit de « monchû ». Selon le dictionnaire Larousse il signifie « vacancier en quête d’air pur (Parisien), qui séjourne dans les Alpes et dont on raille souvent la maladresse, l’accoutrement, voire la méconnaissance des usages locaux ».

Nous sommes heureux de voir que le savoyard influence la langue française.

Le présentateur savoyard Yann Barthes présente le mot « Monchu » aux spectateurs.

L’Institut de la Langue Savoyarde (ILS) souhaite répondre aux différents articles de presse à ce sujet:

Une citation lue sur les sites internet de France 3, Le Messager, Le Point, Radio Mont-Blanc, etc…

Le mot monchû n’est pas « un mélange de français, d’italien et de patois local » comme certains le prétendent, mais il vient du savoyard, le nom donné aux dialectes de la langue francoprovençale (ou arpitane) parlés en Savoie. Notre langue est une langue latine propre et nous regrettons que certaines plateformes d’information (notamment savoyardes) ne le sachent pas. Le savoyard est aussi localement appelé « patois » par ses locuteurs.

« On voit souvent dans les dictionnaires que les étymologies des mots d’origine savoyarde renvoient au provençal, à l’occitan, à l’ancien français ou au romand. Notre langue est souvent ignorée consciemment ou inconsciemment, malgré le fait que notre langue soit décrite en linguistique depuis 1873 et reconnue par les linguistes du monde entier. » regrette Roger Viret, qui est aussi éditeur d’un dictionnaire français-savoyard.

« L’étymologie est le mot savoyard ‘monsior, dont « monchû » est une prononciation populaire. Ce mot est désormais bien connu aussi dans le français régional, le français tel qu’il est parlé en Savoie. Les personnes qui ne parlent pas savoyard mais qui habitent en Savoie connaissent aussi ce mot. » explique Arnaud Frasse, le président de l’ILS.

« Le sens que donne Larousse n’est pas le sens premier du mot « Monchû ». Le premier sens est à savoir « Monsieur » et s’appliquait lorsqu’on s’adressait à une personne importante, comme le curé par exemple. Parfois, cela s’appliquait aussi aux messieurs des grandes villes qui venaient visiter nos villages en tant que touristes. Pour les personnes qui ne parlent pas notre langue, il semble que ce sens soit désormais prédominant dans la perception populaire. » raconte Marc Bron, professeur de langue savoyarde.

Nous remercions France Bleu Pays de Savoie de nous avoir contactés pour commenter l’actualité.

Assemblée Générale 2022

Institut de la Langue Savoyarde (ILS)
Tenue le SAMEDI 9 AVRIL 2022 à Habère-Lullin


Personnes présentes (9): Marc Bron, Alain Favre, Arnaud Frasse, Magali Gobbert, Odile Lalliard, Aude Meritza-Bozon, Michel Meynet, Roger Viret, Jean-Yves Vonin.
Groupes présents (1): Lou Patoué du Salève (Jean-Yves Vonin).
Procurations (1): Christian Grunz (pour le bureau)


Ouverture de la séance.

Une seule procuration a été reçue. Elle a été écrite par Christian Grunz et le bureau peut représenter sa voix. Le bureau est aujourd’hui représenté par Franck Monod (secrétaire).

Le président de l’Institut de la Langue Savoyarde, Arnaud Frasse, dit s’être trompé et selon les statuts de l’association aucun quorum n’est requis. En conséquence, l’assemblée générale est organisée avec les personnes présentes.

Le président de l’ILS souhaite la bienvenue à tous et explique que le choix a été fait d’organiser l’AG à Habère-Lullin, car c’est là que l’ILS a son siège et sa bibliothèque. Il comprend que cet endroit dans la Vallée verte n’était pas facile d’accès pour tout le monde, mais que notre présence à Habère-Lullin est importante. Il a remercié le maire, qui était présent peu avant l’AG, et la municipalité pour l’accueil.

  1. Rapport moral

Le président présente le rapport moral. Il rappelle que l’AG de l’année dernière a eu lieu par correspondance le 9 avril 2021 et que l’association se compose actuellement de 31 membres (21 en 2020), soit une augmentation de plus de 47%. L’ILS a donc inversé la tendance observée jusqu’à l’année dernière.

L’Assemblée générale 2021 avait élu le Conseil d’administration avec 14 membres qui se sont réunis le 10 avril 2021 (par visioconférence) pour élire un Président (Arnaud Frasse), un Vice-président (Marc Bron), un Secrétaire (Franck Monod), un Secrétaire-adjoint (Pierre Barrioz) et un Trésorier (Roger Viret).

Les 14 membres du CA étant: Pierre Barrioz, Michel Bocquet, Marc Bron, Laurent Damé, Jean Dardier, Alain Favre, Arnaud Frasse, Pierre Grasset, Franck Monod, Odile Lalliard, Régis Vachoux, Éric Verney, Roger Viret et Dominique Vuillerot.
Le CA s’est réuni 9 fois au cours de la session écoulée. A deux reprises (en mai et en janvier) des réunions ont été annulées car trop peu de personnes étaient présentes.

Pour dynamiser le CA et à cause des confinements forcés, le CA de l’ILS a principalement fait des réunions par visioconférence. Cela a plu à la majorité, permettant de limiter les dépenses et le temps de chacun quant aux trajets. Lors de la réunion du 7 octobre, les membres du CA décident de faire désormais les réunions par visioconférence. Cependant le CA a décidé de faire ±3 séances en présentiel afin de maintenir le lien humain.


Après un résumé du conseil d’administration, le président désigne les points suivants:

• Divers médias se sont intéressés à l’Institut de la Langue Savoyarde, comme l’hebdomadaire La Maurienne ou la station de radio RCF Savoie.

• Un membre de l’association (Christophe de Rauville) a indiqué en octobre 2021 qu’il souhaitait créer une commission de toponymie. Par le passé, il a été impliqué dans l’association GeoArp et il est prêt à transmettre son travail à l’ILS. Malheureusement, Christophe a fait savoir au bureau de l’ILS qu’en raison de certains changements dans sa vie, il ne peut plus animer cette commission. La commission de toponymie a donc été mise en sommeil, mais l’ILS espère la faire revivre. En attendant, le bureau souhaite acheter les livres nécessaires pour que les membres intéressés puissent étudier les toponymes de leur propre environnement.

• Le bureau et le CA ont travaillé sur une restructuration de l’ILS, en partie pour répartir les tâches. L’ILS a également élargi et entretenu son réseau. Le président remercie le secrétaire Franck Monod et donne en exemple que grâce à lui les adhérents peuvent facilement payer leur adhésion ou faire des dons en ligne via HelloAsso. Il donne la parole au secrétaire pour commenter cette action.

• Il y a de bonnes idées d’activités, de bonnes initiatives, des newsletters et des ambitions (également abordées dans le point suivant). Le président souligne qu’il est conscient que tout n’est pas parfait, mais le bureau compte sur aussi l’enthousiasme des membres. Les membres actifs du bureau ne peuvent pas tout faire, alors tout membre motivé qui veut nous aider est le bienvenu!

• Le président souligne qu’un certain nombre de membres peuvent encore avoir des livres dans leur garage ou grenier qui appartiennent à l’ILS. Il leur demande de contacter le bureau afin que les livres puissent retourner au siège et être vendus.

• Notre langue a enfin été reconnue par le Ministère de l’Éducation Nationale dans une circulaire parue le jeudi 16 décembre 2021 dans le Bulletin Officiel de l’Education Nationale.

Le président résume que l’ILS a augmenté le nombre de ses membres, que nous avons maintenant une langue reconnue par le ministère de l’Éducation Nationale et que les contacts avec la Région s’améliorent. Bref; le moral est bon et nous nous tournons vers l’avenir pour continuer à travailler sur notre langue.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE le rapport moral.

Questions/remarques: 

🗣 Roger Viret (trésorier) signale que l’ILS comptait 50 membres dans ses premières années.

🗣 Régis Vachoux indique qu’il a du mal à se connecter pour rejoindre les réunions par visioconférence du Conseil d’administration.

↳ Arnaud Frasse informe que le coût d’un microphone et d’une webcam en option n’est pas très élevé, comparé aux frais de déplacement et aux péages.

↳ Franck Monod précise qu’à chaque fois une explication se trouve dans les
convocations pour y participer facilement. C’est également possible avec un simple téléphone fixe. Franck propose également son aide pour que Régis puisse participer la prochaine fois.

↳ Roger Viret est d’accord et raconte ses expériences positives.

🗣 Aude Meritza-Bozon propose de faire des réunions mixtes avec la possibilité de faire en visioconférence et en présentiel, ce qui permet de constituer une solution pour les personnes ayant quelques difficultés avec l’informatique.

🗣 Odile Lalliard précise – concernant la commission de toponymie –  qu’il y a des livres spécialisés dans la Bresse qui peuvent être intéressants.

  1. Rapport d’activité

Le président résume les activités entreprises par l’ILS, par ordre chronologique :

Mars 2021 : 

Le député Paul Molac a proposé une loi relative à la protection et à la promotion des langues régionales. En collaboration avec l’AES et Lou Rbiolon, l’ILS a envoyé une lettre aux députés des deux départements savoyards pour souligner l’importance de cette loi.

Avril 2021: 

Faisant partie des associations savoyardes déjà présentes lors des précédentes manifestations du collectif « Pour que vivent nos langues », l’Institut de la Langue Savoyarde (ILS) était heureux de voir que le jeudi 8 avril 2021, l’Assemblée Nationale avait adopté le projet de loi sur les langues régionales, dite la « Loi Molac » avec 247 « pour » et 76 « contre ». A l’exception de La France Insoumise, tous les groupes parlementaires ont voté majoritairement ou unanimement « Pour ». Parmi les 10 député(e)s venant des Pays de Savoie (Savoie Mont Blanc), voici un résumé :

POUR (4): Vincent Rolland, Emilie Bonnivard, Marion Lenne, Typhanie Degois

CONTRE (2): Frédérique Lardet, Xavier Roseren

ABSTENTION (0)

N’ONT PAS VOTÉ (4) : Patrick Mignola, Martial Saddier, Véronique Riotton, Virginie Duby-Muller

Nous remercions tous les député(e)s qui ont voté en faveur de cette loi et qui ont bien voulu représenter les nombreux citoyens qui sont attachés à notre langue et notre patrimoine linguistique.

Mai 2021:

Jean-Baptiste Martin, également membre du comité scientifique de l’ILS, a publié le livre « La langue francoprovençale: découverte et initiation ». Ce livre montre, entre autres, le résultat du système d’écriture créé par un groupe de travail, qui comprenait Jean-Baptiste Martin, Marc Bron (Vice-président), Christiane Dunoyer (membre comité scientifique), Andrea Rolando et Raphaël Maître. L’ILS a, entre autres, contribué à ce livre, qui contient également des pages sur l’ILS. Ce livre est en vente à l’ILS.

Le 29 mai 2021, l’ILS a participé à la manifestation « Pour que vivent nos langues » à Annecy pour défendre nos langues suite à la censure partielle de la Loi Molac par le conseil constitutionnel et aussi pour porter le savoyard à l’attention du Ministère de l’Éducation Nationale, car notre langue n’était toujours pas reconnue par ce Ministère.

Juin 2021:

Le 7 juin a eu lieu le « Concours Constantin & Desormaux ». Le jury était composé d’Arnaud Frasse (Président Institut de la Langue Savoyarde), Odile Lalliard (Ancienne Présidente des Rbiolon), Christian Favrat (Lou Reclan deu Shablè) et Aude Meritza-Bozon (Présidente « Savouè Ecula 2 »; association de parents d’élèves pour l’enseignement bilingue). Le jury a rendu visite à chaque établissement scolaire et était ravi de voir les élèves parler notre belle langue avec tant d’enthousiasme et de joie!

Pour les écoles maternelles/primaires, nous félicitons la classe de Madame Isabelle Contat (Ecole de La Chapelle Rambaud) qui a remporté le concours. Pour les collèges, ce fut la classe de Monsieur Marc Bron (Collège Jean-Marie Molliet à Boëge) qui a remporté ce prestigieux concours. Nous souhaitons faire mention de l’école d’Excenevex, où le jury fut impressionné par la chanson de la classe de Madame Magali Gobber, à laquelle il décide d’attribuer le « Prix de meilleure chanson ». C’était un grand plaisir de voir les élèves chanter ou parler en savoyard.

Septembre 2021:

La pandémie COVID-19 oblige, la « Fête internationale du Patois » à laquelle nous participions à chaque édition a été reporté pour la date du 24 au 25 septembre 2022 à Porrentruy (Jura suisse).

Octobre 2021:

Une délégation de l’ILS participe à l’AG de la Fédération Lou Rbiolon, qui, avec l’aide de la Région, a été l’un des fondateurs de l’ILS. C’était une belle journée où (par faute de fêtes ou d’événements majeurs en temps de COVID-19) nous avons vu beaucoup de monde.

L’ILS a publié le livre « La vie extraordinaire de Jean-Sébastien – Tome 2 » du président d’honneur de l’ILS et écrivain Pierre Grasset. Il était prévu de faire une présentation et promotion du livre, mais le temps et les ressources manquaient à ce moment.

Alain Favre a été désigné par le CA pour représenter l’ILS au Conseil Scientifique du Rectorat de Grenoble. Ce dernier a tenu une réunion en octobre sur les démarches possibles pour la reconnaissance de notre langue au Ministère de l’Education Nationale., à laquelle Alain Favre a donc assisté.

Novembre 2021:

A l’initiative de l’ILS, les délégations des trois associations (ILS, AES et Rbiolon) se sont réunies à notre siège à Habère-Lullin pour échanger sur le rôle et les perspectives de chacun. C’est pour s’assurer que les associations se complètent et ne font pas les mêmes choses. Cette réunion clarifie également la situation pour les collectivités territoriales, où les associations frappent souvent à la porte pour obtenir un soutien.

Décembre 2021

Comme il vient d’être dit dans le rapport moral, notre langue a été reconnue par le Ministère de l’Education Nationale (dans une circulaire parue le jeudi 16 décembre 2021 dans le Bulletin Officiel de l’Education Nationale). Le président tient à remercier tout particulièrement Marc Bron, qui s’est battu pour ce résultat pendant de nombreuses années. Le président donne la parole à Marc Bron (vice-président), qui résume ses efforts et explique que le travail pour une graphie normalisée était important pour la reconnaissance. Nous sommes heureux d’apprendre que le franco-provençal et le flamand sont désormais tous deux reconnus.

Fin décembre 2021/début janvier 2022

Le président a donné la parole à Alain Favre et Franck Monod, qui ont tous les deux mis beaucoup d’efforts dans la mobilisation des personnes et des groupes pour inclure les langues régionales dans l’enquête publique, qui est influente pour les sujets à inclure pour le prochain contrat de plan État-Région (CPER). Les gens pouvaient donner leur avis entre le 6 décembre 2021 et le 7 janvier 2022. Notre secrétaire Franck Monod a passé de nombreux coups de téléphone et mails pour faire bouger les gens et les groupes. Nous avons pu compter sur des réponses enthousiastes.

Février 2022

A l’initiative de l’ILS, les associations suivantes se sont réunies: Lou Rbiolon, Savouè Ecula 2, l’Association des Enseignants de Savoyard (AES) et l’ILS. Cette réunion s’est tenue à notre siège à Habère-Lullin et a abordé les suites à donner à la reconnaissance de notre langue par le Ministère de l’Education Nationale. Il a été discuté que l’ILS peut jouer un rôle d’appui, mais que c’est surtout l’AES qui s’occupe des affaires qui se déroulent au sein de l’éducation nationale (syndicats, lobbying, rectorat, ministère, etc.). L’ILS soutient l’AES.

Marc Bron propose de célébrer la reconnaissance de notre langue par un événement. Sur une idée de Régis Vachoux, cela se fera dans le cadre de la Foire de la Roche-sur-Foron en mai.

Une délégation de l’ILS a eu un entretien Joël Baud-Grasset concernant la demande de subvention pour relancer le site Francoprovenal.Online. Ce projet ambitieux est porté par Claude Barbier, qui souhaite créer un site internet permettant d’apprendre le francoprovençal savoyard sur Internet. Actuellement, notre demande de subvention d’un montant de 10.000 € auprès du Conseil Savoie-Mont Blanc est en cours de traitement.

Mars 2022

Pour la première séance plénière du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons contacté tous les présidents des groupes politiques de la Région. Seul le groupe du Centre-Droite nous à répondu. Pour l’instant, nous n’avons pas encore lu sur le CEPR.

Au cours de l’année, l’ILS a également été actif avec sa commission des néologismes. 

Cette commission s’est déjà réunie 3 fois (janvier, février, mars). Le défi pour les membres est de trouver des mots nouveaux ou appropriés pour des objets contemporains. Notre langue n’étant pas exclusivement parlée en Savoie, des membres valdôtains du Centre d’études francoprovençales (CEFP) y participent également et nous espérons également trouver des participants romands. A terme nous espérons pouvoir proposer des glossaires à la communauté linguistique.

Indirectement, la commission contribue au projet Apertium avec ses suggestions de néologismes. Il s’agit d’un moteur de traduction automatique sur le Web, similaire à Google Traduction. Pour ce projet, l’OR-B est utilisé comme graphie, car tout a déjà été saisi dans cette graphie.

Ces derniers mois, l’ILS a envoyé 4 newsletters à ses membres. Nous vous demandons à tous de participer en écrivant un article sur un sujet ou une activité liée à notre langue. Le secrétaire Franck Monod explique le fonctionnement et l’organisation des newsletters.

Par le biais du vice-président Marc Bron, l’ILS a organisé durant l’année des cours de langue savoyarde dans son local au siège à Habère-Lullin.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE le rapport d’activités.

Questions/remarques: 

🗣 Aude Meritza-Bozon demande si le site Francoprovençal.Online, permettra une

certification?
↳ Arnaud Frasse répond que ce n’est pas le cas actuellement, mais que les modules correspondent bien au Cadre européen de référence pour les langues.

🗣  Odile Lalliard demande dans quelle graphie la commission publie-t-elle ses listes de mots?

↳ Arnaud Frasse répond qu’il voit depuis 20 ans principalement deux écritures

utilisées en Savoie: la Graphie de Conflans et l’orthographe référentielle dite « OR-B ». Si les linguistes le demandent, nous pouvons également utiliser l’API.

🗣  Régis Vachoux regrette que le terme “arpitan” apparaisse fréquemment dans les newsletters et souligne que la langue est reconnue comme “francoprovençal”.
↳ Arnaud Frasse rappelle que l’ILS, l’AES et Lou Rbiolon utilisent majoritairement le

terme « savoyard ». Il déclare également qu’il n’a aucune envie de censurer/diviser les

gens et que l’on peut utiliser le terme que chacun préfère pour lui-même. Arnaud

Frasse dit que lui-même aime le terme “Langue(s) d’ouè”, mais que “Arpitan” est certainement le plus populaire et que “Franco(-)provençal” est utilisé dans les documents officiels. Le président est avant tout particulièrement heureux que le sujet lui-même, notre langue, ait été reconnu par le Ministère de l’Education nationale.

↳ Franck Monod ajoute que dans les newsletters le terme “Savoyard” est utilisé, et

que le terme “Arpitan” est rarement utilisé, mais quand c’est le cas, le mot “Francoprovençal” apparaît dans le même article.

  1. Rapport financier

Le président donne la parole au trésorier, Roger Viret, qui présente le rapport sur la situation financière de l’association au cours de l’exercice écoulé.

Le trésorier donne le résultat du compte d’exploitation du 1er janvier au 31 décembre 2021 qui fait apparaître un débit de 3480.17 euros. Cela tient en partie au fait que l’association n’a reçu aucune subvention de la Région pour 2021, car après consultation avec la représentante de la Région, nous avons constaté que les différents services de la Région ne travaillent pas avec les mêmes données, donc la demande a été faite par le président (Arnaud Frasse), mais la confirmation a apparemment été envoyée à l’ancien président, Pierre Grasset (dont la boîte mail est régulièrement pleine). Arnaud Frasse souligne alors que Pierre Grasset ne le savait probablement pas non plus.

De ce fait, nous ne savions pas que nous avions droit à des subventions pour 2021 et l’ILS a donc également dépensé moins que prévu initialement par rapport aux projets pour 2021. Nous demandons donc également des subventions avant 2022 pour pouvoir réaliser les projets votés à partir de 2021.

Roger Viret (trésorier) donne l’information que l’abonnement d’Orange pour le siège a été interrompu depuis mars 2022, car le CA estime que cela entraîne beaucoup de frais pour peu d’utilisation.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE le rapport financier.

Questions/remarques: 

🗣 Aude Meritza-Bozon propose de souscrire un petit abonnement pour un téléphone portable en remplacement de la box Orange.

4. Montant des adhésions

Le président explique que l’association doit également générer lui-même de l’argent pour ses activités et ses projets et que le montant de la cotisation n’a jamais changé depuis la création de l’ILS. Néanmoins, le CA veut alors s’aligner avec d’autres associations quant au montant d’adhésion, où un montant de 15€ à 20€ semble courant.

Le président propose que le montant des adhésions change: 15 euros pour les particuliers, 30 euros pour les groupes et associations. 

Une discussion suit. Roger Viret et Franck Monod pensent qu’un montant de 20 euros est également raisonnable pour les particuliers. Marc Bron estime que le montant peut être maintenu à un niveau bas, afin de pouvoir recruter plus de membres.

Après avoir entendu les deux parties, le président décide de maintenir sa proposition et de procéder au vote.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE la proposition de 15 euros pour les particuliers, 30 euros pour les groupes et associations.

Arnaud Frasse souligne que ce changement prendra effet pour la prochaine AG de 2023.

5. Perspectives et projets

Le président informe l’Assemblée qu’un groupe de travail avait été constitué par le CA qui travaillait sur une feuille de route et le budget prévisionnel pour 2022.

Les projets pour l’année à venir 2022 sont :

  • La création d’un site d’apprentissage Francoprovençal.online
  • Création méthode pédagogique de type Assimil
  • Achat de livres pour la commission toponymique
  • Création de vidéos sur la langue.
  • Aménagement local/bibliothèque

Concernant la publication de livres:

  • Jian a la Guita (Transcription et notes de D.Stich; init. prévu & voté en 2021)
  • Roger Viret : Les mouettes d’Annecy. (init. prévu & voté en 2021) ;
  • Roger Viret : L’ascension du Mont Blanc.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE les projets pour 2022.

Questions/remarques: 

🗣 Aude Meritza-Bozon demande s’il y a aussi un lien avec l’AES pour la création de méthode pédagogique?

↳ Arnaud Frasse répond que ce n’est actuellement pas le cas, mais il peut y avoir une certaine coordination et collaboration avec l’AES.

6. Budget prévisionnel

Le président présente le budget prévisionnel.

Roger Viret note que les frais d’assurance ont été budgétés plus élevés que la réalité car le bureau de l’ILS l’a récemment renégocié. 

Franck Monod et Arnaud Frasse notent en vérifiant la liste que l’adhésion aux Rbiolon est budgétisée, mais que l’idée est aussi de payer le montant dû des années passées.

Ces commentaires ont été notés. Le budget prévisionnel est néanmoins pris comme ligne directrice et soumis au vote.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE le budget prévisionnel.

Questions/remarques: 

🗣 Odile Lalliard demande s’il existe des projets (politiques) auxquels l’ILS peut répondre ?

↳ Arnaud Frasse répond que cela n’a pas été étudié pour le moment, mais si la Région (par exemple) veut faire plus avec/pour la langue, l’ILS regardera s’il peut y contribuer.

↳ Franck Monod répond également que l’ILS doit être attentif à celà.

🗣 Régis Vachoux craint que le Conseil Savoie-Mont Blanc confond l’ILS avec les Rbiolon et que les Rbiolon manquent ainsi une subvention.

↳ Arnaud Frasse pense que le conseiller départemental Joël Baud-Grasset connaît bien nos associations et qu’il ne risque pas de les confondre.

↳ Alain Favre ajoute que les projets ne visent pas les mêmes lignes budgétaires.

7. Renouvellement du CA

Comme indiqué dans l’article 8 des statuts de l’Institut de la Langue Savoyarde: « Le conseil d’administration est composé de cinq à quinze personnes élues pour trois ans. Ses membres sont rééligibles par tiers renouvelable. » Comme chaque année, un tiers des membres du CA sont à renouveler.

Actuellement, le conseil d’administration compte 14 membres, donc 3 personnes sont à renouveler: Michel Bocquet, Jean Dardier et Pierre Grasset. Éric Verney souhaite également arrêter. 

Aude Meritza-Bozon fait acte de candidature. 


Arnaud Frasse souligne que Pierre Grasset sera toujours président d’honneur, bien qu’il ne fasse plus partie du CA. Le président actuel sait que Pierre Grasset nous suit toujours et qu’il nous envoie aussi parfois des encouragements.

Avec ces candidats déclarés, le nouveau CA se composerait alors comme suit: Pierre Barrioz, Marc Bron, Laurent Damé, Alain Favre, Arnaud Frasse, Aude Meritza-Bozon, Franck Monod, Odile Lalliard, Régis Vachoux, Roger Viret, Dominique Vuillerot.

Le Président propose de voter cette composition du Conseil d’administration.

✉ L’unanimité des membres APPROUVE cette composition du Conseil d’administration.

Ce sera à la première réunion du conseil d’administration, fixée le 5 mai 2022, que le CA votera la composition du bureau.

8. Remarques/questions diverses

🗣 Régis Vachoux regrette que l’ILS n’ait pas répondu à la coopération dans la préparation et la mise en place des activités pour la Foire de la Roche-sur-Foron.

↳ Arnaud reconnaît qu’avec la préparation de l’AG de l’ILS, les tâches quotidiennes, ses activités professionnelles (hôtels à Chamonix) et sa vie privée, il a trouvé peu de temps pour s’occuper de la foire pour l’ILS. Arnaud Frasse lui-même est intéressé à venir à la Foire, donc une réaction tardive suivra. Les autres membres peuvent venir également ou bien ils participent déjà par un groupe dont ils sont également membres.

🗣 Marc Bron dit avoir trouvé 2 bénévoles pour la bibliothèque de l’ILS suite à une annonce.

🗣 Odile Lalliard dit que le groupe « Lou Reclan deu Shablé » stoque ses archives à l’ILS et qu’elle s’étonne que l’ILS ait utilisé les photos de ce groupe sur internet.

↳ Marc Bron soupçonne que cela a été fait par des étudiants dans le passé et que les archives devraient être soigneusement examinées et des accords clairs devraient être conclus concernant les archives.

🗣 Roger Viret propose de mettre la dernière version de son dictionnaire sur le site de l’ILS et il informe l’AG qu’il lit des dictons et des proverbes en patois via une chaîne YouTube.

🗣 Roger Viret rappelle au bureau de récupérer les appareils d’enregistrement de l’ancien vice-président Gilles Ducret.

Des financements pour la langue

Qu’est-ce que le CPER ?

La région Auvergne-Rhône-Alpes prépare actuellement un projet de Contrat de Plan État-Région (CPER). Un certain nombre d’orientations, avec des actions chiffrées, sont listées, le projet est soumis au conseil régional puis, une fois accepté, à l’état, qui contribue au financement des actions concernées.

Un projet a été préparé et il est actuellement soumis à consultation. Tous (particuliers, entreprises, associations) ont pu donner leur avis.

Nous constations, au niveau de la culture et du patrimoine, que rien n’était encore prévu en ce qui concerne les langues régionales. Et pourtant d’autres régions font entrer ce point dans leur projet et reçoivent des sommes importantes destinées au soutien des actions en faveur de leur(s) langue(s).

Ce plan vaudra jusqu’en 2027, ainsi en ne faisant rien nos associations pouvaient risquer d’avoir un financement très insuffisant (voire nul) pendant de longues années. Cela est d’autant plus regrettable que depuis la parution d’une toute récente circulaire de l’éducation nationale, le francoprovençal peut être officiellement enseigné, avec participation possible des collectivités locales pour faciliter et promouvoir cet enseignement. Sans parler de toutes les actions culturelles possibles.

Il nous paraissait donc très important que toutes les personnes concernées, au niveau individuel ou associatif, réagissent à cette consultation.

Le projet est toujours consultable grâce au lien suivant (voir surtout la page 19 et la fiche annexe 22) : https://www.prefectures-regions.gouv.fr/auvergne-rhone-alpes/Region-et-institutions/L-action-de-l-Etat/Amenagement-du-territoire-logement-transport-numerique/Amenagement-du-territoire/Avis-de-consultation-du-public-sur-le-projet-de-Contrat-de-Plan-Etat-Region-Auvergne-Rhone-Alpes-2021-2027-CPER

Comment l’ILS a participé ?

En ce sens l’ILS s’est démené entre les fêtes de fin décembre pour faire connaître cette consultation.

  • Un mail a été envoyé à toutes les personnes individuelles pour lesquelles nous avons leurs adresses mails – Environ 100.
  • L’AES en la personne de Marc Bron a été contactée par mail et téléphone en ce sens.
  • Lou Rbiolon en la personne de Régis Vachoux ont été contactés par mail et téléphone afin de communiquer à l’ensemble des associations patoisantes.
  • Les sociétés savantes et musées ont été contactés par mail et au téléphone et nous avons reçu de bons échos à l’exception de la présidente de l’Académie de la Val d’Isère.
  • Et bien sûr les membres du CA de l’ILS qui ont participé pour certains

En tout, directement ou indirectement c’est près de 250 personnes qui ont été contactées. Cette opportunité à également été bénéfique pour l’ILS pour se faire connaître, pour renouer des liens et potentiellement pour collaborer prochainement.

Nous tenons à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont participé à la consultation.

La prochaine étape pour l’ILS va être de rentrer en contact avec la Région afin de nous faire connaître, de les accompagner dans leurs réflexions et d’inviter les autres organisations à faire de même.

Affaire à suivre donc …


T’o qu’o est lo CPER ?


La règion Ôvèrgne-Rôno-Ârpes aprèste ora un projèt de Contrat de Plan Ètat-Règion (CPER). Un nombro d’oriantacions, avouéc des accions chifrâyes, sont listâyes, lo projèt est somês u consèly règional pués, un côp accèptâ, a l’ètat, que contribue u financement des accions regardâyes.

Un projèt at étâ prèparâ et il est ora somês a consulta. Tués (particuliérs, entreprêses, associacions) ant pu balyér lor avis.

Nos ens constatâ, u nivél de la cultura et du patrimouèno, que ren ére adés prèvu rapôrt ux lengoues règionales. Et portant d’ôtres règions font entrar ceti pouent dens lor projèt et recêvont des somes importantes dèstinâyes u solas des accions por lo ben de lor(s) lengoua(s).

Ceti plan vâldrat tant qu’en 2027, d’ense en fasent ren noutres associacions povant riscar d’avêr un financement franc ensufisent (vêr nul) pendent de longes anâs. Cen ‘l est d’atant més mâlherox que dês la parucion d’una tota frèche circulèra de l’èducacion nacionâla, lo francoprovençâl pôt étre oficièlament ensègnê, avouéc na possibla participacion des colèctivitâts locales por facilitar et encoragiér ceti ensègnement. Sen parlar de totes les accions culturèles possibles.

Il nos parèssêt donc franc important que totes les pèrsones regardâyes, u nivél endividuèl ou associatif, rèagéssont a ceta consulta.

Lo projèt est tojorn consultâblo avouéc lo lim cé-d’avâl (vêre surtot la pâge 19 et la feche anèxe 22) : https://www.prefectures-regions.gouv.fr/auvergne-rhone-alpes/Region-et-enstitucions/L-accion-de-l-Ètat/Amenagement-du-tèrritouèro-logement-transpôrt-numerique/Amenagement-du-tèrritouèro/Avis-de-consulta-du-public-sur-lo-projèt-de-Contrat-de-Plan-Ètat-Region-Ôvèrgne-Rhone-Alpes-2021-2027-CPER

Coment l’ILS at participâ ?


En ceti sens l’ILS s’est dèmenâ entre les fétes de fin dècembro por fâre cognetre ceta consulta.

  • Un mandèl a étâ envoyê a totes les pèrsones endividuèles por que nos ussens lors adrèces de malyâjo – Enveron 100.
  • L’AES en la pèrsona de Marc Bron at étâ contactâye per mandèl et couèrlèt en ceti sens.
  • Lou Rbiolon en la pèrsona de Régis Vachoux ant étâ contactâs per mandèl et couèrlèt por comunicar a l’ensemblo des associacions patouesanes.
  • Les sociètâts saventes et los musês ant étâ contactâs per mandèl et u couèrlèt et nos ens reçu de bons recllams a l’èxèpcion de la prèsidenta de l’Academie de la Vâl d’Isera.
  • Et de sûr celor de los membros du CA de l’ILS qu’ant participâ.

En tot, dirèctament ou endirèctament o’est quasi de 250 pèrsones qu’ant étâ contactâyes. Ceta oportunitât a asse-ben étâ bènèfica por l’ILS por sè fâre cognetre, por renuar des lims et potencièlament por colaborar dens los temps vegnont.

Nos volens remarciér chaleureusement totes les pèrsones qu’ant participâ a la consulta.

L’ètapa que vint por l’ILS vat étre de se betar en contacto avouéc la Règion por nos fâre cognetre, por los acompagnér dens lors rèflèccions et envitar les ôtres organisacions a fâre mémament.

Afâre a siuvre donc …

* Ce texte a été traduit par le traducteur Apertium puis relu par un oeil humain

🖊 Alain FAVRE

Le savoyard est enfin reconnu par le ministère de l’Education Nationale!

Communiqué de l’Institut de la Langue Savoyarde:

Depuis le 16 décembre 2021, le savoyard est inscrit – sous son nom exonyme de francoprovençal – dans le Bulletin officiel de l’Éducation nationale.¹ Concrètement, cela veut dire que des cours d’arpitan savoyard pourront être enseignés dans les établissements primaire et secondaire sur le territoire français.

Jusqu’aux années 1940 du 20e siècle, le savoyard était très répandu comme langue maternelle dans les Pays de Savoie (Savoie-Mont Blanc). Le français était minoritaire au sein des foyers jusqu’au début du 20e siècle pour finalement devenir largement majoritaire quelques décennies plus tard.

Le savoyard est donc dorénavant l’une des langues régionales qui est officiellement enseignable dans tous les établissements scolaires.

« Cet enseignement peut être dispensé tout au long de la scolarité », peut-on lire dans l’article de loi de 2008 sur les langues régionales. Ce même article indique que l’enseignement facultatif de langue et culture régionale peut prendre deux formes: un enseignement de la langue et de la culture régionale, ou un enseignement bilingue en langue française et en langue régionale.



Une bataille de 70 ans
Tout commence en 1951: la loi Deixonne a permis d’introduire dans le cursus scolaire l’apprentissage de certaines langues régionales (l’occitan, le basque, le breton, le catalan, etc), mais elle ignore le francoprovençal. Il n’est donc pas enseigné.

Le 5 septembre 2001 : la première circulaire relative à l’enseignement des langues régionales est publiée. Basque, breton, catalan, corse… la liste des langues régionales est longue, mais le savoyard n’y figure pas.

Cette absence sera l’une des raisons principales de la création de l’Institut de la Langue Savoyarde en 2005. Pendant des années – en collaboration avec les principales associations défendant la langue comme Lou Rbiolon, l’Association des Enseignants de Savoyard (AES) et la Fédération d’associations de parents d’élèves Savouè Ecoula – ses représentants ont discuté avec les différentes autorités compétentes, dont l’Education nationale.

Finalement, ce sera une commission instaurée par le Premier-Ministre Jean Castex et le Ministère de l’Education nationale qui tranchera 18 ans plus tard et ajoutera en particulier le francoprovençal à la liste des langues régionales inscrites dans une circulaire publiée le 16 décembre 2021.

Après avoir soutenu des pétitions, écrit des lettres et participé à divers manifestations, l’Institut de la Langue Savoyarde s’est longuement battu pour arriver à cette reconnaissance.

« Le gouvernement et le ministère de l’Education Nationale ont compris et fini par accepter l’inscription de l’arpitan, ou bien le francoprovençal, dans la circulaire réécrite. », se réjouit Arnaud Frasse pour l’ILS. « C’est une forme de soulagement. On n’a pas faibli pendant 16 ans. Ça a été un bel exemple de travail associatif, pédagogique et politique. Une belle démarche humaine. On ne compte plus le nombre de démarches qui ont été effectuées. Tant que la langue n’était pas inscrite, c’était compliqué. Nous tenons à remercier tous ceux qui se sont impliqués dans les différentes actions ces dernières années pour réaliser cet objectif: les locuteurs de la langue, les élèves, les parents d’école, les élus et tous ceux qui soutiennent notre cause pour apprendre le savoyard à l’école. Nous tenons tout particulièrement à féliciter l’enseignant Marc Bron pour ce résultat; il a beaucoup travaillé en tant que président de l’AES et co-fondateur de l’ILS pour y parvenir. »

« Après toutes ces années, je n’arrive toujours pas à réaliser que notre langue a enfin été reconnue par le ministère de l’Éducation nationale. » dit Marc Bron avec une grande joie.

Pour que vive nos langues

Prochaines étapes?

« Recruter des professeurs, mais ce n’est pas tout. Il faut aussi mettre sur pied un conseil académique des langues régionales qui prend en compte notre langue dans le cadre officiel du francoprovençal², rédiger une convention État-Région et créer un Office public des langues d’Ouè. » explique Arnaud Frasse.


Notes:
¹. Le linguiste italien Graziadio Isaia Ascoli (pas originaire de la zone linguistique) donne le nom exonyme « franco-provençal » à la langue en 1873. Les (propositions d’) endonymes que l’on rencontre en France sont « arpitan », « langue d’Ouè », « savoyârd » ou « patouès ».

². Jusqu’à présent, les élèves qui voulaient passer l’option langue régionale du baccalauréat en francoprovençal, devaient s’inscrire à l’option occitan.

Jean-Marc Jacquier

Hommage à Jean-Marc Jacquier

Proposé par Éric Verney, membre du Conseil Administratif de l’ILS.
Crédit photo Guillaume Veillet.

C’est avec une bonne bouteille de blanc, comme Jean-Marc aimait à en partager, que j’aimerais rendre hommage à ce grand homme, qui nous a tous profondément inspirés et tirés vers le haut.

Jean-Marc est né le 10 mai 1949, la même année que mon père, élément loin d’être anodin car c’est bien comme un père culturel, sprirituel, symbolique que je le voyais. Il nous a quittés le 25 mars de cette année, une éternité déjà. C’est au 14e congrès de la Ligue Savoisienne à Duingt, en octobre 2009, que j’ai réellement rencontré Jean-Marc. Nous avions mangé l’un en face de l’autre au banquet, et j’avais été très impressionné par ses gros yeux roulants derrière ses lunettes, qui donnaient l’impression qu’on ne pouvait rien leur cacher. Jean-Marc ne disait pas un mot de trop, mais on pouvait se voir en miroir dans ces yeux et son regard, qui ne manquaient jamais de bienveillance. Evidemment j’étais doublement impressionné ce jour là, car je connaissais la Kinkerne, dont j’avais appris les chansons en savoyard, récupérées je ne sais où et vénérées comme des trésors d’alchimiste.

Nous nous sommes ensuite revus chez lui, à Ville-la-Grand, où je suis allé le visiter en compagnie de mon ami Alban Lavy. C’est là que j’ai découvert sa collection d’instruments alpins, et son incroyable capacité à tous pouvoir les jouer. Il finira par faire don de sa collection au conseil départemental.

Nous nous sommes régulièrement revus, notamment dans les festivals, fêtes de l’arpitan, boeufs, à Boëge, Yverdon, Saint-Nicolas. D’ailleurs souvent en compagnie de la famille Bertolo-Boniface.

En 2011 j’avais besoin de ses conseils pour valider le plan de mon livre « Patois arpitan et chansons de nos grand-pères Savoyards ». Il a donc fallu que je monte le trouver aux Brasses où il jouait avec la Kinkerne pour le Feufliazhe, avant de partir sans rentrer chez lui pour une virée estivale alpine. Y étant monté pour la soirée, j’y suis resté 3 jours, sans tente j’ai dormi sous la pluie, et je dois indirectement à Jean-Marc d’avoir démarré ma carrière de danseur folk. La danse m’a permis de multiplier encore les rencontres avec Jean-Marc, ce que l’indépendantisme avait initié et l’arpitan consolidé. Au décès de Rémi Gay il était évidemment encore là avec toute la bande des Chablaisiens, et nous avons encore passé une soirée inoubliable.

Mais peut-on oublier une soirée passée avec Jean-Marc, même après plusieurs bouteilles de blanc ? Difficile pour moi d’écrire ces mots sans que les larmes me viennent. Jean-Marc remplissait vraiment le rôle d’un père pour moi. Bienveillant, inspirant, encourageant. Le 2 avril j’ai rêvé de Jean-Marc Jacquier, il me montrait comment prédire les victoires à venir en étudiant l’issue des conflits passés. Je lui disais toute ma joie de le retrouver en rêve et de savoir que je pouvais le revoir affranchi des limites physiques. Ce type était un Maître.

Grant-maci pèr tot Jean-Marc, santât!, et a bensetout p’t’étre ben.

🖊 Éric VERNEY

De nouvelles personnes autour de l’institut

Grâce à nos actions nous avons le plaisir de pouvoir compter sur davantage de personnes autour de l’institut.

L’infolettre pour se rapprocher des visiteurs de notre site

L’infolettre nous permet d’attirer les curieux mais surtout d’entrer en contact avec eux. Nous avons plus de personnes inscrites à l’infolettre 2 et nous nous en réjouissons. Nous avons même une personne du Japon !

Les réseaux au service de la langue

Par les réseaux et notamment Discord qui draine les nouvelles générations vers du contenu divers et donc aussi sur du contenu linguistique. Les réseaux nous permettent de toucher un public qui s’intéresse à la langue et qui peut apporter sa pierre à l’édifice. Grâce à Discord nous avons 2 nouveaux bénévoles, Lucas et Matthias, qui nous aident dans certaines tâches dans l’équipe communication.

Tisser de nouveaux liens

Récemment nous avons rencontré des responsables d’associations avec qui nous sommes en relation comme le Centre d’études du francoprovençal ou d’autres associations linguistiques comme ChambradOc, Lo Congès (grâce à un nouvel adhérent de l’ILS, Luca qui aide dans le groupe de travail relation avec les associations externes à la Savoie). Nous rencontrons égalemment certains linguistes, notamment piémontais. Tout ce travail permet à l’institut de s’ouvrir, de ne pas être seul, de pouvoir bénéficier des expériences de chacun. Ce travail est très important.

Mais ce n’est pas tout ! Nous entrons en contact avec les responsables des différents sites valorisant la langue, d’anciennes personnes qui étaient proches de la langue il y a quelques années.

Entretenir la relation avec tous les amoureux de la langue est primordial et c’est ce que nous nous efforçons de faire.

Page 1 of 2